Et si on utilisait le crowdfunding pour développer une agriculture bio, locale, et naturelle ? C’est le pari de Blue Bees, la première plateforme de financement participatif en faveur des petits agriculteurs, qui a levé plus de 4 millions d’euros depuis 2015.

C’est Maxime de Rostolan qui se cache derrière Blue Bees. Avec son diplôme d’ingénieur en poche et après un tour du monde, Maxime décide de rentrer en France pour faire évoluer les consciences, mais surtout les pratiques en matière d’agriécologie. Partant du constat, que les banques préfèrent financer les agriculteurs qui appliquent une culture de masse et leurs matériels coûteux, mais hypothécables, plutôt que les petits producteurs qui favorisent la permaculture aux pesticides, Maxime décide de lancer Blue Bees, la première plateforme de financement participatif dédiée à l’agriculture responsable.

Blue Bees : tout le monde peut financer l’agroécologie

Comment ça fonctionne ? Blue Bees a mis en place 3 types de financements. Le plus simple étant la cagnotte. Comme pour n’importe quel financement participatif, chacun peut décider d’investir autant qu’il le souhaite dans un projet (achat de matériel, rénovation, agrandissement de l’exploitation etc.), et recevra en contrepartie des paniers de légumes, des produits locaux ou des services, à la hauteur de sa participation.


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Mais Blue Bees ne s’arrête pas là. En plus du don défiscalisé, un particulier peut aussi choisir de prêter de l’argent à un producteur, et remplace ainsi les banques qui favorisent l’agriculture  chimique. La plupart des prêts s’étendent sur 5 ans, et sont rémunérés à 2%. Ces levées de fonds, en plus de rapprocher les producteurs de leur consommateurs, sont aussi un bon moyen de relancer l’économie grâce à la nature.

Blues Bees : le site qui permet de financer la permaculture

© Martin Balme

Blue Bees : investir dans la nature

La philosophie de Blue Bees ? Maxime de Rostolan veut imaginer des fermes d’avenir, nom qu’il a d’ailleurs prêté à un autre de ses projets, une association qui accompagne les agriculteurs dans la mise en place de techniques favorisant la transition écologique. En finançant les petits producteurs d’aujourd’hui, Maxime est certain que nous assurerons l’agriculture de demain.


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L’agriculture naturelle, en opposition à l’agriculture chimique se base sur le vivant, que ce soit au niveau de la terre que des hommes qui la cultive. Elle limite, voire élimine la consommation de pétrole, privilégie l’emploi des hommes à celui des machines (et fait ainsi baisser le taux de chômage). Mais surtout, investir dans ce type de culture permet d’assurer aux générations suivantes l’assurance de bien manger, parce que finalement investir dans la nature, c’est investir dans l’avenir. D’ailleurs, Blue Bees organise son premier marché à la fin du mois, à Pantin. L’occasion idéale de découvrir certains producteurs qui ont (re)lancé leur projet grâce à la plateforme.

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Texte : Victoria Marty