
Etiquetage alimentaire : miel, confiture, jus de fruits... Il va y avoir du changement sur ces produits du petit-déjeuner
De nouvelles règles adoptées par le Parlement européen vont transformer l’étiquetage et les critères de qualité de plusieurs produits incontournables de nos petits-déjeuners.
D’ici quelques mois, les étiquettes du miel, des jus de fruits ou des confitures devraient sensiblement changer. Pour vous aider à comprendre, revenons un peu en arrière. Le 12 décembre 2023, le Parlement européen a adopté la révision des directives dites "petit-déjeuner". Ceci, dans l’objectif de mieux vous informer et promouvoir des produits plus sains. Ces nouvelles règles visent notamment à renforcer la transparence sur l’origine, la composition et la teneur en sucre de ces aliments du quotidien. Elles entreront en vigueur progressivement dans les États membres à partir du 14 juin 2026.
Miel, confiture, jus de fruits… Quels sont les changements ?
Concernant le miel, fini les étiquettes aux origines floues et l’indication "Union européenne". Bientôt, les pots devront clairement afficher les pays exacts d’origine, classés par ordre décroissant de proportion avec leur pourcentage. Cet étiquetage beaucoup plus précis doit aider les consommateurs à savoir d’où vient réellement leur miel, mais aussi combattre les fraudes. Un système de traçabilité renforcé est aussi prévu pour remonter à l’apiculteur ou à l’importateur.
Même évolution pour les confitures et marmelades qui devront afficher plus de transparence sur l’étiquette. Une certaine proportion de fruits sera également exigée : au moins 450 grammes de fruits par kilo pour une confiture standard, et 500 grammes pour une confiture "extra", contre 350 et 450 auparavant. Mécaniquement, cela signifie moins de sucre ajouté et des produits plus riches en fruits.
Les jus de fruits et produits similaires voient aussi leurs règles évoluer. Il sera désormais possible pour les industriels d’indiquer sur l’étiquette que le jus contient " seulement les sucres naturellement présents", ce qui aide à mieux comprendre la composition réelle du produit. Les jus de fruits présentant un taux de sucres naturels au moins égal à 30 % pourront quant eux afficher la mention "jus de fruits à teneur réduite en sucre".
Dernière catégorie dans le viseur : les laits déshydratés. Ces derniers pourront désormais subir des traitements visant à réduire leur teneur en lactose, en réponse aux besoins grandissants des consommateurs intolérants ou sensibles au lactose. Une bonne nouvelle en somme, pour nous, consommateurs, qui devrions voir la qualité des aliments que nous consommons le matin s’améliorer !



