De prime abord, on pourrait la confondre avec sa cousine germaine, la limande. Pourtant, la sole possède une chair bien plus raffinée. Vous la reconnaîtrez à son corps plat, sa peau le plus souvent dans les tons bruns, marbrée ou tachetée, mais surtout, à la tache noire caractéristique qu’elle possède sur la nageoire pectorale. Un grand classique de la cuisine française consiste à l’enrober de farine avant de la frire dans du beurre. Servie avec une sauce au beurre-noisette, citron et persil, on obtient ici une sole meunière. Elle supporte cependant bien d’autres cuisson et assaisonnements. Cuite dans un bouillon de coquillages, additionné de lait d’amande et d’une huile de basilic thaï, le dépaysement est garanti. Pour changer de la meunière, on peut aussi éviter la farine et ajouter du miso dans du beurre fondu. Cela lui apportera du sel naturel ainsi qu’une note d’umami très appréciable. Un trait de jus d’orange sanguine et quelques câpres transformeront également ce plat classique en une assiette totalement différente. Enfin, si vous cherchez une recette familiale, qui séduira petits et grands, on ne peut que vous recommander de la préparer en cassolette avec des poireaux pour la verdure et une sauce au fromage qui liera le tout.