Si vous commencez à vous lasser des pâtes ou du riz comme féculent, alors vous devriez vous intéresser à cette alternative fréquemment employée dans la cuisine nord-africaine et levantine. Le boulgour est un dérivé du blé dur, lequel a été débarrassé de son enveloppe naturelle, avant d’être précuit, séché et puis concassé. Nutritionnellement, il est particulièrement intéressant pour sa teneur en protéine, un peu plus de 12 % et en fibres : 3,5 g pour 100 g cuit, soit l’équivalent de la semoule. Il s'emploie d’ailleurs de la même façon : en taboulé, avec du jus de citron, de la menthe et des tomates, ou encore avec des aiguillettes de poulet et du poivron ; en salade avec de la feta et des herbes fraîches, parfois de la roquette et des pois chiche, ainsi qu’avec des aubergines grillées ou des courgettes. En été, c’est un excellent accompagnement pour des brochettes de tempeh, un tajine de boulettes ou encore un steak de thon grillé. Pour le cuire, le procédé est toujours le même : placez-le dans une casserole avec deux fois son volume d’eau salée et laissez cuire une douzaine de minutes en remuant pour détacher les grains. Retirez la casserole du feu, couvrez et laissez le boulgour absorber le liquide restant. Vous pouvez sinon imiter la cuisson du riz pilaf en le faisant revenir dans une sauteuse avant de le mouiller avec du bouillon. Parfumer l’eau de cuisson avec des épices, des aromates, de la sauce soja ou de harissa est d’ailleurs l’astuce à ne pas négliger pour lui apporter encore plus de saveurs.